Élisabeth Freund-Cazaubon - Artiste des couleurs
Portrait d'Élisabeth Freund-Cazaubon

Écrire l’instantané

Écrire l’instantané. Donner à voir les choses invisibles. La poésie libre enrichit les joies simples, les moments auxquels on ne prête plus attention, ce qui paraît anodin. Ecrire l’instantané c’est comme dorer à l’or fin chaque syllabe des mots, enluminer chaque majuscule et parfumer le dos de la lettre. C’est comme s’envoyer à soi-même son plus beau message d’amour.

Je vous propose de découvrir ce chemin d’écriture dans différents recueils de poésie comme la trilogie des mots composée des « mots cieux », « mots zakka » et « mots boussole ». Se délecter de délicatesse à destination des femmes qui osent dans « DE FEMINIS »… Et bien d’autres surprises encore dans des petites nouvelles mettant en scène des personnages attachants comme celui de La Hugues ou bien de Nénette.

Lecture poème « j’ai rêvé de l’Afrique » recueil les mots cieux avec Abdoulaye Diarra au djembé – 2015

Billets d’humeur et autres compliments

Vous souhaitez immortaliser un moment précieux, « poétiser » votre cérémonie de mariage, faire plaisir, célébrer le départ en retraite ou la promotion d’un de vos collègues, faire l’éloge des qualités et petits travers de vos amis, croquer le portrait de quelqu’un qui vous touche, incarner un discours original ou encore renforcer l’identité d’un de vos produits ou services ; je vous propose d’écrire pour vous! Choix des mots, humour et poésie en prose, ce petit texte vous sera livré après un petit entretien d’immersion. Respect, émotions et bon ton garantis ! Elégance en prime.

Mariage Marina et Marc 2016

Mariage Sophie et Richard 2015

Textes cadeaux

Un moment de libre ? Un petit blues ? Une envie d’évasion ?
Venez croquer et déguster ces petits textes choisis à votre attention.

Là sous le cyprès,
J’ai embrassé la baie,
Chora et Paleokastritsa.

Là sous le cyprès,
Je me suis embaumée,
Pittosporum, jasmin, fleur d’oranger.

J’ai laissé ma robe coton vert d’eau,
S’emplir au vent léger.

Là sous le cyprès,
J’ai vu l’Achille vainqueur et,
L’Achille mourant.

Là sous le cyprès,
J’ai emprunté les pas de Sissi,
Dans son palais de guérison.

J’ai marché pieds nus,
Sur le marbre chaud.
Damier noir et blanc.

Là sous le cyprès,
J’ai prié à Moni Theodokos,
Goûté au loukoum à la rose,
Et à l’huile Kalamata.

Là sous le cyprès,
J’ai entendu les bulles du champagne,
Et les flûtes qui chantent.

J’ai ressenti la puissance des flots,
Traversant les grottes Poséidon et
Nausicaa.

Là sous le cyprès,
La douceur de l’eau cristalline,
A chaviré mes yeux,
De ses 99 bleus.

Là sous le cyprès,
Ma peau s’est embruni,
D’un voile léger.

La soeur orthodoxe,
A touché ma main,
De son sourire lumineux.

Là sous le cyprès,
J’ai laissé ma robe coton vert d’eau,
S’emplir au vent léger.

Elisabeth Freund-Cazaubon

L’herbe fraîchement coupée,
A l’odeur des roulades enfantines.
L’herbe fraîchement coupée,
A les couleurs des pantalons tâchés.
Vert épinard ou vert anis, vert pistache ou vert menthe à l’eau.

L’herbe fraîchement coupée,
A les rires du pays lointain.
L’herbe fraîchement coupée,
A effacé les dizaines d’années.
Vert malachite ou vert empire, vert perroquet ou vert Véronèse.

L’herbe fraîchement coupée,
A la caresse des moments vrais.
L’herbe fraîchement coupée,
A les parfums de Nature libérée.
Vert tilleul ou vert prairie, vert lichen ou vert printemps.

L’herbe fraîchement coupée,
A la magie des déjeuners sur l’herbe.
L’herbe fraîchement coupée,
Annonce les boutons de pivoine.
Vert amande ou vert absinthe, vert pomme ou vert citron.

L’herbe fraîchement coupée,
Se compare à la mare,
L’herbe fraîchement coupée,
A le roulis du hamac installé.
Vert canard ou vert grenouille, vert sinople ou vert opaline.

L’herbe fraîchement coupée,
Attend les longues soirées d’été.
L’herbe fraîchement coupée,
A la sagesse de la volupté.
Vert émeraude ou vert espoir, vert-de-gris ou vert d’eau.

Le gris de l’hiver,
A délaissé son teint blafard.
Pour embrasser le feuillage verdoyant.
Les dégradés de vert,
Laissent respirer la sève.

Papillons virevoltant.
Bruissement dans la tête.
Frémissement dans le cœur.
Tendresse du renouveau.

L’herbe fraîchement coupée.
A l’odeur des roulades enfantines.

Elisabeth Freund-Cazaubon

L’aurore a blanchi la feuille délaissée,
Et la brindille cassé la ligne du jardin.
La mousse s’est échappée du chemin escarpé,
Et trouvé refuge aux marches d’escalier.

Le pot en grès a jauni.

Tapis blanc, vert ou brun.
La nature se joue des uns.
Les courbes s’épurent.
Les bords s’écaillent, se taillent.
Les marques du temps s’impriment.
Et pour les autres, la dissymétrie,
Se change en modestie.

Le pot en grès s’est décrépi.

Ici la main de l’Homme a façonné la pierre,
Et fait de ce rond pieux un nid à caresses.
La tendresse des yeux qui voient les choses vieillir,
Patine de beauté tous ces bouts défraîchis.

Le pot en grès a mûri.

L’impermanence est permanente.
Le visage est ridé.
Et le wabi-sabi offre à l’œil guéri,
La beauté simple des choses imparfaites.

Le pot en grès s’est affranchi.

Plénitude du temps.
Zen des choses.
Essentiel.

Elisabeth Freund-Cazaubon

A Marguerite

A l’heure bleue,
Je sens le vent descendre.
Dompté par le soleil couchant.
Sous le charme, les oiseaux s’envolent lentement.
Saluant le Dieu soleil,
Remerciant pour le soyeux du jour et l’espérance de demain.
J’ai touché la tristesse du soir,
De celui qui caresse l’espoir de tenir.
Les ailes des anges ont brassé l’ardoise du ciel,
Pour réécrire la douceur de demain.

A l’heure bleue.
Le sable redescend doucement.
Tendresse.
La lumière se met au bleu royal, élégant,
Manteau de la Vierge recouvrant les lamentations des hommes.
Adoucissant de son voile,
Les meurtrissures du matin.
Le bleu profond lave le ciel,
Eteint le feu des armes.
Incandescent.

A l’heure bleue.
Je les ai vus entrer dans leur demeure.
Caresser le visage sincère,
De leurs êtres chers.
Le bleu a oublié l’allumoir.
Panagia Tsempicka,
Touchant le firmament,
En haut de la colline.
Je les ai vus les hommes de bien,
Préparer demain avec leurs bras d’amour.

Douceur de l’heure bleue,
Qui panse en un instant,
Toute la douleur du soir.

Heure bleue.
Heure des cieux.
Laissez vous transporter maintenant.
Entre les deux mondes.
J’y ai vu les yeux secrets qui observent.
Ceux qui espèrent le meilleur,
Pour nous demain.

La lumière nous attend,
C’est certain.
Plongeons dans la nuit étoilée.
Réparation.
Le soleil se livrera demain.

Elisabeth Freund-Cazaubon

La pleine lune du 25 décembre surplombe la terre.
Le créateur par son oeil de lumière contemple son oeuvre.
Les arbres du parc sont radiographiés.
Ils ont changé de nature.
Le chêne devient arbre corail.
Déployant ses multiples vaisseaux sanguins dans la nuit claire.
Son tronc telle une colonne vertébrale,
S’enfonce dans le sol,
Laissant circuler l’air jusqu’au poumon de la terre.

Le platane, tantôt chandelle chinoise de feu d’artifice,
Tantôt abris de lucioles,
Laissant son écorce phosphorescente dessiner des tâches vierges.
Le tilleul devient muguet.
Le marronnier prend des airs de tête de « pastanargue ».
Les pins noirs d’Autriche semblent des palmiers tropicaux.

Infiniment petit.
Je me sens insecte admirant la blancheur lunaire d’en bas.
Espérant le salut.
Monde aquatique. Je suis dans un bocal qui prend vie.
La nuit a oublié d’être froide.

Le monde s’inverse, s’ajuste à dame Lune.
La boule de buis m’apparaît soudain comme le dos d’un dinosaure.
Confins de la vie.
Tout se mélange.
Le temps recule.
Deux arbustes courbent l’échine.
Saluant la déesse lunaire.

Infiniment grand.
Et si ce soir la lune était fenêtre.
Et si ce soir la lune était ouverture.
Rondeur parfaite.
J’imagine un oeil bienveillant,
Regardant par ce petit trou de serrure.
Mettant en lumière,
L’intérieur des choses.
Introspection.

Ce soir le verbe s’est fait chair.
La lune vient à notre rencontre.
Le cèdre rouge n’a pas eu le temps de prendre,
sa couleur argentée en vieillissant.
Infini.
Ce soir je suis allée à la rencontre du Tout.

Elisabeth Freund-Cazaubon

« rendez-vous de pleine lune de Noël »

Elle, jeune peau pâle ;
Elle, gaie ;
Elle, la reine adulée, la perle inégalée ;
Elle, la dulcinée ;
Elle, la dune, la rune, la pierre de lune ;
Elle, l’air rare, l’eau saine, le linge en laine, le lin, le pain ;
Elle, l’aile nue, le nuage léger, le cil ;
Elle, l’île, l’Eire, la Lire, la lueur.

Lui, le parrain, le pair, le dédain ;
Lui, le lierre, l’ire, la lie, la cigüe ;
Lui, la pire lance d’airain, la lanière de cuir dure, le duel, la guerre, la cendre, la ruine ;
Lui, inique ;
Lui, un râle ulcéré;
Lui, un lac gelé ;
Lui, le geai égaré, la grille laide, la lice, la rue, la peine ;
Lui, la ride, l’iguane, l’aulne ;
Lui, la panne, la peur de perdre.

Une année.
Un dîner.
Un palace.
Le Caire.
De la cire, un cierge jaune, un dé, une pile, une dalle, une pincée de guarana, une grenade pleine, une airelle, du cidre, Carmina.
Cuire, luire, craindre, geindre, punir, crier, nier, garder, régler, plier, irriguer, parler, gagner, lire, dire.
Un éclair, un genre de pari, une place, une cale, une cure, une aide, une alliée.
Un lien.
Elle, réelle ;
Lui, un prince guéri.

Elle, lui, là, une prairie ;
Là, un rire pérenne ;
Là, le ciel, le Graal ;
Là, une prière.
Elle, lui, là, une « guerlinade ».

Elisabeth FREUND-CAZAUBON

Extrait du recueil Les mots cieux

J’ai rêvé de l’Afrique.
Des grandes étendues.
Le parc Serengeti.
Brousse, sauvage savane.
Baobab perdu dans l’immensité.
Espace, liberté.

J’ai dessiné l’Afrique.
Le golfe de Guinée.
Sa corne d’abondance.
Son Kilimandjaro.
Lumière fauve, si particulière.
Safari de couleurs.

J’ai respiré l’Afrique.
L’effervescence des odeurs.
Arômes, poudres des zouks.
Terre battue.
Rouge.
Aridité de ma peau.
Souffle chaud.

J’ai dansé l’Afrique.
Ternaire, quaternaire.
Aux sons des djembés,
J’ai glissé.
Les corps en transe.
Mouvements ou absence.
Fièvre.
Afrique enchantée.

J’ai rencontré l’Afrique.
Ses tribus ancestrales.
Ethnies multicolores.
Tenues traditionnelles.
Enfants omniprésents.
Sourires dans les bouches.
Finesse des corps.
Bronze à même la peau.
Authenticité, musicalité, convivialité.

J’ai imaginé l’Afrique.
Sa poussière dans les rayons du soleil.
La sagesse de ses déserts.
Des impressions étranges de marche.
Les bruits de la nuit.
Les ombres du dedans.
Le tamtam insistant.
L’appel animal.
Le rythme envoûtant.

J’ai pansé l’Afrique.
Son Nelson Mandela.
Ses « Hakuna Matata ».
Ses rires et ses chants.
Ses diamants.
Ses « regarde d’où tu viens ».
Chakra racine.

Papillons, oiseaux, faune.
Chère Afrique, berceau du monde.
Etonnante Afrique.
Beauté originelle.
« Out of Africa ».

Elisabeth Freund-Cazaubon

« Hakuna matata » = il n’y a pas de problème

Extrait du recueil Les mots Zakka

Comme un pinson gai,
Qui s’invite à la table.
Un carton d’invitation,
Qui s’est démultiplié.
Comme une chanson.
Un rythme dessiné,
Aux djembés.
Comme un sourire écarlate,
Qui explose la bouche.
Comme le tissu,
Cousu au fil d’or.
Comme le regard,
Qui anticipe les larmes.
Comme l’eau apportée,
A l’espoir qui s’étiole.
Comme le partage,
Des souffrances de l’autre.
Le cri du cœur :
« Oui mon ami je t’ai compris ».
Comme la main discrète,
Qui pare les coups.

La générosité.
C’est le violon tzigane,
Qui monte jusqu’au ciel.

La générosité.
C’est la gêne osée.
Ou la joue rosie par la gêne.
C’est l’onctuosité.
C’est la saveur inopinée.

La générosité.
Un goût d’ailleurs.
La racine.
La terre.
L’amour universel.

Elisabeth Freund-Cazaubon

Extrait du recueil « DE FEMINIS »

Bibi ou Paname.
A votre bon coeur, madame !
Venez essayer,
Ces quelques attraits.

Ailes de papillon,
Ou bagnolette.
Des atouts de tête,
Pour les jours de fête.

Bakoua martiniquais,
Kolochnick russe.
Pour le mystère du voyage.

Feutre, câline ou capeline.
Pour la douceur ales yeux.
Battant de l’oeil ou boléro.
Pour un pas de tango.

Séduction et mantille,
Pour les plus volubiles.

Armille, layotte ou chapeau de paille
Pour campagne et ripaille.
Chapeau de fée,
Pour un baiser.

Chapeau cloche ou charleston,
Pour le style et les lampions.
Fascinator ou Fedora.
Pour un petit air de cinéma

Bibi ou Paname.
A votre tour madame.
Venez essayer la belle compagnie.
Et faire revivre là,
Ces chapeaux endormis,

A votre bon coeur, madame !

Elisabeth Freund-Cazaubon

Extrait du recueil Les mots cieux

Le…
Noir de la honte,
Gris qui essuie,
Vert qui délibère,
Rouge qui bouge,
Jaune qui marmonne,
Blanc qui attend… désespérément
Que pointent à l’horizon.

Le…
Marron évasion,
Turquoise qui toise,
Rose qui pose,
Anthracite qui excite,
Orange étrange,
Violet vexé,
Bleu qui peut… ou ne peut pas…qui sait?
Fauve qui sauve,
Rouille qui se mouille,
Moutarde qui retarde.

Or major,
Argent parent
Pourpre poudré,
Indigo « jojo ».

Farandoles et fariboles colorées,
L’arc en ciel dépouillé se met à espérer.
De perles de sentiments,

ll va désormais se parer.

Elisabeth Freund-Cazaubon

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